MUCEM

Suspendu entre ciel et eau, flottant à l’entrée du Vieux-Port de Marseille, se trouve le MuCEM. Ouvert sur le large, ce musée est par sa situation même un grand projet pour la Méditerranée dont il redessine l’horizon, désormais point de rencontre de ses deux rives.

Un musée consacré aux cultures de la Méditerranée

Plus qu’un musée, le MuCEM est une véritable cité culturelle s’appuyant sur toutes les disciplines des sciences humaines et mobilisant les expressions artistiques des deux rives de la Méditerranée. Plus encore, il est une manière nouvelle de considérer la Méditerranée comme espace d’ouverture et de partage, d’envisager une histoire commune, de percevoir le dialogue des civilisations, d’en expliquer les enjeux, de donner leur profondeur de champ aux phénomènes contemporains, et de façonner un nouvel espace public.

Un regard neuf sur ces cultures

Le MuCEM s’intéresse principalement aux cultures de la Méditerranée, selon une optique comparatiste et pluridsciplinaire dans laquelle l’Europe et les autres continents bordant cette mer occuperont une grande place.

Il entend profiter de la « culture-monde » qui caractérise le bassin méditerranéen pour rayonner au delà de sa réalité géographique : ainsi, la latinité mêlée au christianisme s’étend vers les Amériques ; le monde musulman se déploie de la pointe saharienne de l’Afrique jusqu’aux confins de l’Indonésie, en passant par le Moyen-Orient ; la culture juive a essaimé sur tous les continents et le monde orthodoxe, partant de la Grèce et de l’Europe slave du Sud, a pénétré jusqu’en Sibérie.

Le MuCEM est la métamorphose d’un grand musée consacré à la société – le musée des Arts et Traditions populaires, créé en 1937 – dont les origines remontent à 1884, avec l’ouverture d’une « salle » de France au musée d’Ethnographie du Trocadéro, à Paris. L’ethnographie fut donc sa discipline fondatrice. Le champ disciplinaire du musée s’est élargi aujourd’hui à l’ensemble des sciences humaines : anthropologie, sciences politiques, sociologie, histoire, archéologie et histoire de l’art concourent au croisement des méthodes et des approches.